Afrique, Mozambique | À Lichinga, une écharpe pour inonder le monde de miséricorde

3 novembre 2026

Rédaction

Monseigneur Atanásio Amisse Canira, évêque du diocèse de Lichinga
Monseigneur Atanásio Amisse Canira, évêque du diocèse de Lichinga, tient le foulard de spazio + spadoni.

Lors du Forum OPERA M d’octobre, l’évêque Mgr Attanasio a consacré un moment particulier à confier l’écharpe de spazio + spadoni aux prêtres, aux catéchistes et aux Habitants. Un geste qui unit appartenance et mission : se sentir dans l’espace, prêts à répandre les œuvres de miséricorde.

Il y a des gestes qui donnent de la continuité aux mots et aident à les préserver au quotidien. Lors du Forum OPERA M à Lichinga, au Mozambique, l’un de ces gestes a trouvé un moment dédié : après son mot d’ouverture, l’évêque Mgr Atanasio a tenu à réserver un moment pour confier l’écharpe spazio + spadoni aux prêtres, catéchistes et Habitants présents.

Choisir d’accorder une attention particulière à ce moment a souligné l’importance de l’écharpe. Le Forum, occasion de rencontre et de formation sur les œuvres de miséricorde, a ainsi également accueilli un signe visible du chemin à partager et de la responsabilité personnelle que demande ce cheminement.

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Le foulard est confié pour se sentir présent dans l’espace et être prêt à répandre les œuvres de miséricorde, jusqu’à ce qu’elles inondent le monde.

Ces mots traduisent le sentiment d’appartenance qui prend vie grâce à la volonté de chacun. Se sentir faire partie de l’espace signifie reconnaître que l’on a une place, que l’on est accueilli et que l’on peut contribuer. Cela signifie habiter une relation nourrie par la prière, l’écoute, la rencontre et les œuvres. C’est pourquoi, au sein de spazio + spadoni, nous parlons d’Habitants : des personnes appelées à donner vie à ce à quoi elles appartiennent.

Confiée par l'Évêque, l'écharpe rappelle également le lien entre ce cheminement et la vie de l'Église locale. Prêtres, catéchistes et habitants ont des responsabilités et des expériences différentes, mais tous sont appelés à témoigner de la miséricorde de Dieu dans les lieux qu'ils habitent et dans les relations qu'ils tissent.

Un prêtre rencontre des personnes qui cherchent une parole, une orientation, le pardon, une présence capable de les accompagner. Un catéchiste aide les personnes à connaître l’Évangile et à en reconnaître les conséquences concrètes dans la vie.
Chaque résident peut s’approcher de la souffrance, écouter la solitude, partager le nécessaire, prier pour quelqu’un. Les quatorze œuvres de miséricorde, corporelles et spirituelles, offrent une direction concrète à cette disposition.

Porter l’écharpe devient alors un rappel quotidien : la miséricorde attend de prendre forme à travers moi aussi. Dans mes choix, dans le temps que je mets à disposition, dans l’attention avec laquelle je regarde une personne, dans la capacité à remarquer ceux qui sont laissés en marge.

C’est là que le geste vécu à Lichinga rejoint le cœur de la réÉvolution des œuvres de miséricorde promue par OPERA M : chaque personne qui reçoit la miséricorde peut devenir miséricordieuse. La miséricorde reçue peut engendrer une autre miséricorde, même à travers une œuvre différente de celle dont elle a bénéficié.

Ceux qui reçoivent une aide matérielle peuvent offrir une oreille attentive. Ceux qui sont réconfortés peuvent prier pour une autre personne. Ceux qui vivent la pauvreté peuvent partager une parole d’espoir, pardonner et accompagner quelqu’un qui souffre. Personne n’est trop pauvre pour offrir la miséricorde.

Ce passage ouvre un horizon décisif : reconnaître en chaque personne la possibilité de devenir un protagoniste du bien. La réÉvolution commence lorsque ceux qui reçoivent la miséricorde découvrent qu’ils peuvent la donner. De cette reconnaissance naît un flux miséricordieux qui traverse les personnes, les familles et les communautés, atteignant des lieux et des situations que nous ne pouvons souvent pas prédire.

Même l’invitation à « inonder le monde » trouve ici son sens. Elle commence par la personne proche, par la visite reportée, par l’écoute qui exige de la patience, par le besoin qui appelle une réponse. Et elle grandit lorsque la miséricorde inspire aux autres le désir et la liberté d’accomplir un nouveau geste.

Le temps que Mgr Attanasio a choisi de consacrer à la remise de l’écharpe a donné de la visibilité à cet appel. Depuis le Forum de Lichinga, ce signe accompagne désormais le parcours de ceux qui l’ont reçu : dans les communautés, les paroisses, les foyers, les lieux de la vie quotidienne.

Être dans l’espace +spadoni, c’est aussi cela : savoir que vous faites partie d’un parcours partagé et assumer personnellement la joie de le faire grandir. L’écharpe préserve et rend visible cette volonté, afin que ce qui a été partagé lors du Forum puisse devenir vie et témoignage.

La miséricorde de Dieu est à l’œuvre. Toujours.

Photo de spazio + spadoni

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