Œuvres de Miséricorde

Les Œuvres de Miséricorde sont des exemples de mise en pratique du commandement de l’amour fraternel : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22,39), explicité dans différents enseignements de l’Évangile (Mt 25,31-46). Il s’agit de 14 actions – 7 corporelles et 7 spirituelles – par lesquelles les fidèles prennent soin de leur prochain dans ses besoins physiques et immatériels.

Les Œuvres de Miséricorde ne doivent pas être comprises comme de simples préceptes dogmatiques, mais comme un véritable guide pratique, qui montre comment traduire en actes la parole de Jésus, en pratiquant l’amour, l’écoute et la justice sociale au quotidien.

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Œuvres de Miséricorde Corporelles et Œuvres de Miséricorde Spirituelles

Dans la tradition chrétienne, les 14 Œuvres de Miséricorde se répartissent en deux catégories de 7 :

  • Œuvres de Miséricorde Corporelles : elles répondent aux nécessités physiques et aux besoins fondamentaux de la personne.
  • Œuvres de Miséricorde Spirituelles : elles concernent les besoins intérieurs de la personne et invitent à lui apporter un soutien et une orientation sur le plan moral.

Les 7 Œuvres de Miséricorde Corporelles

Les Œuvres de Miséricorde Corporelles indiquent à celui qui les pratique comment prendre soin concrètement de son prochain, en préservant sa dignité physique et en répondant à ses besoins fondamentaux, tels que la nourriture, l’accueil et les soins. Ces actes invitent le fidèle à reconnaître la valeur sacrée du corps humain, en portant une attention particulière aux plus démunis, notamment les malades, les affamés et les personnes marginalisées.

Les 7 Œuvres de Miséricorde Corporelles sont :

  • Donner à manger aux affamés
  • Donner à boire aux assoiffés
  • Vêtir ceux qui sont nus
  • Accueillir les pèlerins
  • Visiter les malades
  • Visiter les prisonniers
  • Ensevelir les morts
Œuvre corporelle

Donner à manger aux affamés

Donner à manger aux affamés signifie reconnaître que l’alimentation est un droit fondamental de chaque personne, par un acte qui répond à un besoin essentiel à la survie.

Cette œuvre de miséricorde invite à voir dans la faim du prochain un manque qui concerne toute la communauté, et non le seul individu. Dans cette perspective, nourrir ceux qui en ont besoin ne consiste pas uniquement à satisfaire une nécessité physiologique : c’est un acte de dignité et de sollicitude qui, par le partage, permet de construire une société plus juste, faite d’amour et de respect pour la vie.

Exemples de l’Évangile : la multiplication des pains et des poissons (Mt 14,13-21)

Après la mort de Jean-Baptiste, Jésus se retire dans un lieu désert et isolé. Une foule y arrive à pied depuis les villes pour l’écouter. Le soir approche et les disciples viennent auprès de leur Maître pour lui suggérer de renvoyer les personnes venues à sa rencontre, afin qu’elles puissent se rendre dans les villages voisins pour acheter de la nourriture.

Jésus demande pourtant à ses disciples de nourrir eux-mêmes la foule. Ils réagissent avec inquiétude : ils ne disposent que de cinq pains et de deux poissons, une quantité de nourriture insuffisante pour rassasier toutes les personnes présentes.

Jésus invite les gens à s’asseoir sur l’herbe et, devant eux, lève les yeux au ciel, prononce la bénédiction, puis prend le pain, le rompt et le donne aux disciples pour qu’ils le distribuent à tous. La nourriture suffit à nourrir chacun et il reste même douze paniers pleins.

Ainsi, le Fils de Dieu accomplit un miracle concret qui répond à un besoin corporel. Face à la faim, la réponse la plus authentique réside dans la volonté de partager : c’est ainsi que la pénurie devient abondance.

N. Savarino, « Témoins de miséricorde »

Être témoins de miséricorde – BÊCHER

La rubrique « Testimoni di misericordia » avec le livre (à feuilleter) de Nino Savarino. Ce lundi, le verbe « piocher » et l’Œuvre « donner à manger aux affamés ». Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, Gouverneur de la Misericordia di Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de…

Première œuvre corporelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La première œuvre de miséricorde corporelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucques, sur la première œuvre de miséricorde corporelle, pour la vivre concrètement dans la vie de tous les jours. « Les œuvres du cœur » est un livret écrit par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il…

Œuvre corporelle

Donner à boire aux assoiffés

Donner à boire aux assoiffés signifie préserver l’un des biens les plus précieux de l’humanité et le rendre accessible à tous. L’eau ne répond pas seulement au besoin le plus immédiat du corps humain : elle devient aussi un symbole de vie et de régénération. La soif du prochain n’est pas uniquement matérielle, mais aussi intime et spirituelle : c’est la soif de celui qui ne trouve pas de sens à son existence, de celui qui cherche auprès d’autrui le réconfort qu’il a perdu.

Le pape François a consacré une grande partie de son encyclique « Laudato si’ », en 2015, à ce qu’il appelle « La question de l’eau ». À ce sujet, il écrit : « L’accès à une eau potable et sûre est un droit essentiel, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes et constitue donc une condition de l’exercice des autres droits humains » (n° 30).

Exemples de l’Évangile : Jésus reçoit à boire sur la Croix (Jn 19,28)

Jésus agonise sur la Croix. Épuisé par le supplice, déshydraté et souffrant, il prononce ces mots : « J’ai soif ».

Par cette simple phrase, le Fils de Dieu manifeste sa nature humaine. L’un des témoins entend sa demande, imbibe une éponge d’une boisson aigre utilisée par les soldats pour se désaltérer, la fixe au bout d’une tige d’hysope et l’approche de ses lèvres.

Ici, Jésus n’est pas celui qui accomplit l’acte de miséricorde, mais celui qui le reçoit : dans la sincérité de ce geste, il retrouve la compassion humaine, une lueur dans une scène si dramatique et brutale. À cet instant, Jésus prononce ses dernières paroles avant de remettre son esprit : « Tout est accompli ».

N. Savarino, « Témoins de miséricorde »

Être témoins de miséricorde – OFFRIR

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, gouverneur de la Misericordia de Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de plusieurs projets et du blog. Du Psaume 63 (62) : Ô Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi Offrir, moment de rencontre…

Deuxième œuvre corporelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La deuxième œuvre de miséricorde corporelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, Archevêque de Lucques, sur la deuxième Opera de miséricorde corporelle, pour la vivre concrètement au quotidien. «Les œuvres du cœur» est un opuscule écrit par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était encore évêque auxiliaire de Pérouse et…

Œuvre corporelle

Vêtir ceux qui sont nus

Vêtir ceux qui sont nus signifie leur rendre protection, dignité et sentiment d’appartenance. Un vêtement peut couvrir le corps, mais aussi aider une personne à se sentir de nouveau accueillie et reconnue. Cette œuvre invite à rendre leur valeur à ceux qui en ont été privés, à ceux qui ont été dépouillés de tout. Elle répond à la marginalisation, à la maladie et à la discrimination par la sollicitude, la protection des plus faibles et l’accueil des vulnérabilités humaines.

Exemples de l’Évangile : le père revêt le Fils prodigue repentant (Lc 15,11-32)

Un jeune homme demande à son père sa part d’héritage, quitte la maison familiale et part vivre au loin, dissipant ses richesses dans une vie d’excès. Une famine frappe le pays où il demeure et le plonge dans une pauvreté totale : il finit par garder les porcs, vêtu de haillons et privé de son rang.

Repentant, le jeune homme décide de retourner auprès de son père, dans l’espoir d’être accueilli comme ouvrier. Le père le voit arriver, court à sa rencontre, l’embrasse et le couvre de baisers. Le fils commence à exprimer sa contrition, mais son père l’interrompt aussitôt, se tourne vers ses serviteurs et ordonne : « Vite, apportez le plus beau vêtement et habillez-le, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds ».

Par ce geste de profonde humanité et de compassion, le père ne se contente pas de couvrir son fils : il lui rend sa dignité perdue, l’accueille de nouveau dans la famille et lui accorde un pardon total.

Témoins de miséricorde » - Partir

Être témoins de miséricorde – PARTIR

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, Gouverneur de la Misericordia de Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de plusieurs projets et du blog. Du Psaume 121 (120) cantique des montées Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me vient du…

Troisième œuvre corporelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La troisième œuvre de miséricorde corporelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, Archevêque de Lucques, sur la troisième œuvre de miséricorde corporelle, pour la vivre concrètement au quotidien. « Les œuvres du cœur » est un livret écrit par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était encore évêque auxiliaire de…

Œuvre corporelle

Accueillir les pèlerins

Accueillir les pèlerins signifie ouvrir des espaces de rencontre et dépasser la peur de l’autre. Chaque personne qui arrive porte en elle des souffrances, des rêves et des richesses à partager. Un étranger loin de chez lui ne cherche pas seulement un abri : il souhaite se sentir accueilli, respecté dans son identité et reconnu dans son humanité.

Accueillir les étrangers est donc une invitation à s’ouvrir profondément à des histoires, des cultures et des coutumes différentes. Cela signifie repenser toutes nos politiques migratoires, sachant que « le Seigneur… aime l’étranger » (Dt 10,18). Et Dieu nous demande d’aimer les étrangers comme lui : « Aimez donc l’étranger ! » (Dt 10,19).

Nous sommes tous étrangers : « Tu ne maltraiteras pas l’étranger et tu ne l’opprimeras pas, car vous avez été étrangers au pays d’Égypte » (Ex 22,20). Et nous sommes tous les hôtes de Dieu : « car la terre est à moi et vous êtes chez moi comme des étrangers et des résidents » (Lv 25,23).

Celui qui a reçu miséricorde sait que la grande nouveauté est que Jésus lui-même s’identifie à toute personne ayant besoin d’être accueillie : « Qui vous accueille m’accueille, et qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé » (Mt 10,40). « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25,35).

Exemples de l’Évangile : deux disciples accueillent un étranger sur la route d’Emmaüs (Lc 24,13-34)

C’est le jour de la résurrection de Jésus : deux disciples marchent vers le village d’Emmaüs, près de Jérusalem, tristes et accablés par la mort de leur Maître. En chemin, un inconnu les rejoint et commence à converser avec eux sur le sens des Saintes Écritures.

Arrivés à destination, l’étranger prend congé, manifestant l’intention de poursuivre seul, mais les deux disciples le retiennent et l’invitent à rester avec eux. Le voyageur accepte.

Pendant le repas, l’hôte prend le pain, prononce la bénédiction et le rompt, le donnant aux deux disciples. Dans ce geste qui leur est si familier, ils reconnaissent Jésus ressuscité dans l’étranger.

L’épisode prend ainsi une portée profondément symbolique : en accueillant un inconnu, les deux disciples ont, sans le savoir, laissé entrer Dieu dans leur maison.

« Témoins de miséricorde » - Accueillir

Être témoins de miséricorde – ACCUEILLIR

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, Gouverneur de la Misericordia de Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de divers projets et du blog. Du Psaume 15 (14) Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? Qui habitera sur ta montagne sainte ? Celui qui marche dans l’intégrité, pratique la justice…

Fourth work – And today? What can we do?

« Les œuvres du cœur » – La quatrième œuvre de miséricorde corporelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucques, sur la quatrième Œuvre de miséricorde corporelle, pour l’incarner au quotidien. « Les œuvres du cœur » est un livret rédigé par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était évêque auxiliaire de Pérouse et Città…

Œuvre corporelle

Visiter les malades

Visiter les malades signifie affirmer qu’aucune maladie ne peut effacer la valeur d’une personne. L’écoute et la proximité deviennent un remède pour l’âme. La maladie n’affaiblit pas seulement le corps : elle engendre aussi l’isolement et la peur. Cette œuvre nous rappelle que la solitude de la souffrance doit être affrontée par une présence constante, le partage et la sollicitude. Face à la fragilité du corps, le réconfort permet de préserver la dignité du prochain et de lui rendre sa valeur humaine inestimable.

Exemples de l’Évangile : la guérison du paralytique de Capharnaüm (Mc 2,1-12)

Jésus se trouve à Capharnaüm, un village de pêcheurs de Galilée. Lorsque la nouvelle de sa présence se répand, tous les habitants accourent à la maison qui l’accueille, rendant impossible même l’accès à la porte.

Parmi les personnes présentes se trouve un homme paralysé, arrivé grâce à l’aide de quatre personnes miséricordieuses qui l’ont porté sur son lit. La foule empêche cependant les quatre hommes de le conduire devant Jésus. Ils ne renoncent pas, montent sur le toit de la maison et, profitant d’une ouverture, parviennent à faire descendre le malade par le haut.

Jésus est profondément touché par la volonté et l’engagement des quatre hommes et les récompense en leur accordant le pardon de tous leurs péchés. Il se tourne ensuite vers le malade, pardonne également ses péchés et le guérit : l’homme se lève sur ses propres jambes et rentre chez lui, guéri dans son corps et dans son esprit.

Le miracle de Jésus ne survient qu’à la fin de l’épisode : auparavant, l’acte de sollicitude le plus profond et le plus désintéressé est celui des quatre hommes, qui choisissent de ne pas abandonner le malheureux, mais de le conduire sur le chemin de la guérison.

Œuvre corporelle

Visiter les prisonniers

Visiter les prisonniers est un acte de profonde humanité, propre à celui qui reconnaît que toute personne dépasse ses erreurs et conserve sa dignité même lorsqu’elle est privée de liberté. L’incarcération engendre l’isolement et les préjugés sociaux : cette œuvre de miséricorde demande d’offrir écoute et espérance à ceux qui ont fauté, en affirmant que toute vie mérite une possibilité de rédemption et en rappelant que la véritable justice ne s’arrête pas à la punition, mais s’accomplit dans la rééducation.

Chacun doit s’interroger sur la manière d’obéir au commandement de la Parole de Dieu : « Vous avez partagé les souffrances des prisonniers et accepté avec joie d’être dépouillés de vos biens, sachant que vous possédiez des biens meilleurs et plus durables » (He 10,34) ; « Souvenez-vous des prisonniers comme si vous étiez emprisonnés avec eux, et de ceux qui souffrent, puisque vous aussi êtes dans un corps mortel » (He 13,3).

Le pape François a dit : « N’oublions pas que Jésus et les apôtres ont eux aussi connu la prison. Dans les récits de la Passion, nous découvrons les souffrances infligées au Seigneur : capturé, traîné comme un malfaiteur, tourné en dérision, flagellé, couronné d’épines… Lui, le seul Innocent ! Saint Pierre et saint Paul ont également été en prison (cf. Ac 12,5; Ph 1,12-17)… Le passage des Actes des Apôtres qui raconte l’emprisonnement de Paul est émouvant : il se sentait seul et désirait que certains de ses amis viennent lui rendre visite (cf. 2 Tm 4,9-15). Il se sentait seul parce que la grande majorité l’avait laissé seul… le grand Paul ».

Exemples de l’Évangile : Jésus évoque la fin des temps

« J’étais en prison et vous êtes venus me voir » (Mt 25,31-46)

Jésus prononce ces paroles en décrivant le moment du Jugement dernier. Cette affirmation trouble ses disciples, qui se demandent quand leur Maître a été emprisonné.

« En vérité, je vous le dis : tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait », explique Jésus. Cette révélation concerne toute personne privée de liberté et ne distingue pas les coupables des innocents. Ces mots nous rappellent que visiter les prisonniers ne signifie pas approuver leurs choix, mais reconnaître Dieu jusque dans la fragilité et l’erreur.

« Témoins de miséricorde » - Rencontrer

Être témoins de miséricorde – RENCONTRER

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, Gouverneur de la Misericordia di Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de divers projets et du blog. Du Psaume 133 (132) Voici qu’il est bon et qu’il est doux pour des frères d’habiter ensemble ! C’est là que le Seigneur donne la bénédiction…

Sixième œuvre corporelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La sixième œuvre de miséricorde corporelle

Une brève méditation de mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucques, sur la sixième Œuvre de miséricorde corporelle, pour la vivre concrètement dans la vie quotidienne. «Les œuvres du cœur» est un opuscule écrit par mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était encore évêque auxiliaire de…

Œuvre corporelle

Ensevelir les morts

Ensevelir les morts signifie préserver la valeur unique de chaque vie jusqu’au dernier instant. C’est un geste de respect, de mémoire et d’espérance par lequel la communauté affirme que personne ne doit être oublié. Ensevelir les morts signifie aussi accompagner la souffrance de ceux qui restent et rappeler que la mort n’efface pas la valeur de ceux qui ont vécu : le soin du prochain se poursuit au-delà de son existence terrestre et devient mémoire, prière et espérance d’éternité.

La « pastorale du deuil » doit être renforcée dans chaque communauté. Les funérailles ne doivent pas être un moment de célébration de la vie du défunt, mais de proclamation solennelle du Mystère pascal de Jésus qui, par sa Résurrection, nous fait ressusciter avec lui.

L’Église n’affirme pas l’immortalité de l’âme, mais proclame dans son « Credo » : « Je crois à la résurrection de la chair, à la vie éternelle » (Symbole des Apôtres) ; « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir » (Symbole de Nicée-Constantinople).

Paul annonce la résurrection comme exigée non par une prétendue immortalité de l’âme, mais par l’amour de Dieu pour l’homme : « Le corps est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps » (1 Co 6,13). Cette idée nous fait frémir : Dieu lui-même aime et sanctifie notre corps, appelé à l’immortalité, membre du corps même du Christ, « temple de l’Esprit Saint » (1 Co 6,13-19).

Exemples de l’Évangile : la digne sépulture de Jésus-Christ (Mt 27,57-60)

Après la mort de Jésus, Joseph d’Arimathie, membre respecté du Sanhédrin devenu secrètement son disciple, se présente courageusement devant Ponce Pilate pour demander le corps sans vie de son Maître. Le préfet de Judée accepte.

Avec Nicodème, il se rend au Golgotha pour lui offrir une digne sépulture : le corps de Jésus est enveloppé de linges de lin et parfumé d’un mélange de myrrhe et d’aloès, selon les coutumes funéraires de l’époque.

À proximité se trouve un tombeau neuf creusé dans la roche, encore inutilisé. Joseph et Nicodème y déposent Jésus et ferment l’entrée avec une grosse pierre. Même face à la mort, les deux disciples témoignent d’une profonde vénération et d’un respect infini envers leur Maître.

« Témoins de miséricorde » – Ensevelir les morts

Être témoins de miséricorde – S’ARRÊTER

Devant la croix du Christ : l’œuvre de miséricorde d’ensevelir les morts Maintenant, avant de continuer notre chemin, arrêtons-nous devant la croix. En tête-à-tête avec Jésus : nous et Lui / moi et Lui. « Devant Jésus, il n’y a pas de secrets : Il lit dans le cœur, dans le cœur de chacun de…

Septième œuvre corporelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La septième œuvre de miséricorde corporelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucca, sur la septième œuvre de miséricorde corporelle, pour la vivre concrètement au quotidien. « Les œuvres du cœur » est un opuscule écrit par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était encore évêque auxiliaire de…

Les 7 Œuvres de Miséricorde Spirituelles

Les Œuvres de Miséricorde Spirituelles sont des actes de compassion orientés vers le bien-être de l’âme, qui concernent les dimensions émotionnelle, psychologique et relationnelle. Elles invitent le fidèle à éprouver de l’empathie envers les autres êtres humains, en leur apportant un soutien moral et spirituel par la compréhension, l’écoute, le conseil et le pardon.

Les 7 Œuvres de Miséricorde Spirituelles sont :

  • Conseiller ceux qui doutent
  • Instruire les ignorants
  • Corriger les pécheurs
  • Consoler les affligés
  • Pardonner les offenses
  • Supporter patiemment les personnes importunes
  • Prier Dieu pour les vivants et pour les morts
Œuvre spirituelle

Conseiller ceux qui doutent

Toute personne traverse, au cours de sa vie, des moments d’incertitude. Conseiller ceux qui doutent signifie avant tout écouter ceux qui en ont besoin, leur offrir compréhension et proximité. C’est seulement ainsi que l’on peut donner des conseils capables d’aider réellement le prochain, en l’accompagnant dans sa recherche de clarté, avec respect et discrétion, sans écarter son point de vue pour imposer le sien.

Exemples de l’Évangile : le scepticisme du disciple Thomas (Jn 20,25-29)

Thomas, l’un des douze apôtres, était un homme pragmatique et passionné. Lorsque Jésus ressuscite et se montre à ses disciples, Thomas est absent. Il choisit de ne pas croire leur récit, prononçant cette phrase célèbre : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas ».

Jésus apparaît à Thomas huit jours plus tard. Le Fils de Dieu ne se montre pas immédiatement à son disciple sceptique, mais lui laisse le temps de traverser ses troubles. Lorsqu’il choisit de se révéler à lui, Jésus ne le juge ni ne lui reproche ses doutes : il l’accueille. Il ne demande pas non plus une foi aveugle, mais comprend son scepticisme en lui permettant de toucher les plaies de son supplice.

« Témoins de miséricorde » - Discerner

Être témoins de miséricorde : discerner

Première œuvre spirituelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La première œuvre de miséricorde spirituelle

Œuvre spirituelle

Instruire les ignorants

Les enseignements de Jésus montrent qu’instruire les ignorants ne signifie pas instaurer un rapport de supériorité, où celui qui sait instruit de haut celui qui ne sait pas. Au contraire, la transmission du savoir est un geste de profond partage.

Instruire les ignorants signifie offrir à chacun les moyens de s’émanciper, de comprendre le monde et d’élever son esprit. Il ne s’agit pas d’accumuler des connaissances, mais de susciter une prise de conscience, en découvrant et en valorisant les talents de chaque personne afin que nul ne soit privé de la possibilité de grandir.

Jésus nous exhorte : « Allez donc, faites de toutes les nations mes disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28,18-20).

Celui qui a reçu miséricorde découvre des talents, des capacités et des responsabilités qu’il n’avait peut-être jamais reconnus, devenant à son tour porteur de lumière pour d’autres : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21). « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1,8).

Exemples de l’Évangile : la Samaritaine au puits de Sychar (Jn 4,1-39)

Jésus, fatigué par un long voyage de Judée en Galilée, s’arrête pour se reposer près du puits de Jacob, à Sychar, en Samarie. Il est midi, l’heure la plus chaude, lorsqu’une femme arrive, une cruche à la main. Elle a choisi ce moment pour éviter les regards réprobateurs : c’est une personne fragile, qui a eu cinq maris et vit avec un homme qu’elle n’a pas épousé. Elle est aussi samaritaine, un peuple considéré comme hérétique par les Juifs.

Jésus, dépassant toutes les conventions et tous les tabous, lui adresse la parole pour lui demander de l’eau. Surprise, la femme se demande pourquoi un homme juif choisit de parler à une Samaritaine. Jésus lui explique que, si elle savait à qui elle parle, c’est elle qui demanderait à cet homme de « l’eau vive », afin d’être désaltérée pour toujours.

Un dialogue intense s’engage : la femme s’appuie sur des questions pratiques, faisant remarquer que Jésus n’a même pas de seau pour puiser l’eau. Elle lui demande ensuite quel est le lieu approprié pour prier.

Jésus la surprend : il lui explique que le temps vient où les personnes ne seront plus séparées par leur origine ou leur lieu, mais « adoreront le Père en esprit et en vérité ». Puis il lui montre qu’il la connaît intimement, en évoquant ses cinq maris et sa situation. Enfin, il lui révèle ouvertement qu’il est le Messie.

La Samaritaine quitte le puits transformée : elle laisse sa cruche sur place et court à la ville pour transmettre le message reçu. La population la suit et se rend au puits pour écouter la Parole. La femme a été instruite et devient désormais elle-même témoin.

Œuvre spirituelle

Corriger les pécheurs

Corriger les pécheurs est un acte d’amour et de courage : c’est employer la vérité et la miséricorde pour aider celui qui se trompe à retrouver le droit chemin. Cette œuvre concrétise la vision de celui qui prend à cœur le sort d’autrui, sans l’abandonner à l’erreur, mais en le soutenant afin qu’il ne nuise ni à lui-même ni à la communauté. Corriger ne signifie pas juger ou se placer en position de supériorité morale, mais se proposer comme guide, conseiller attentif et ami sincère.

Exemples de l’Évangile : Jésus et la femme adultère (Jn 8,1-11)

Un matin, de bonne heure, Jésus se trouve dans le Temple de Jérusalem, entouré de fidèles. Son enseignement est interrompu par l’irruption d’un groupe de scribes et de pharisiens accompagnés d’une femme. Celle-ci est poussée au milieu de la foule pour être exposée à la honte publique : elle a été surprise en train de commettre un adultère.

Les accusateurs demandent à Jésus de donner son avis, avec l’intention cachée de lui tendre un piège : s’il demande de la laisser partir, le Fils de Dieu violerait la Loi sacrée de Moïse, qui prévoit la lapidation pour sa faute ; s’il se prononce en faveur de la lapidation, il contredirait ses propres enseignements de paix et de miséricorde.

Jésus prononce alors la phrase devenue proverbiale : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ». Aucun des témoins ne lance de pierre ; le Temple se vide, laissant Jésus et la femme seuls. Il lui demande si l’un de ses accusateurs l’a condamnée : « Personne, Seigneur », répond-elle.

« Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, et désormais ne pèche plus », répond Jésus, rejetant la logique du châtiment sans minimiser ses fautes. Il rend ainsi sa dignité à la femme pécheresse.

« Témoins de miséricorde » - Eclairer

Être témoins de miséricorde – ÉCLAIRER

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, Gouverneur de la Miséricorde de Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de plusieurs projets et du blog. Du Psaume 42-43 (41-42) : Envoie ta vérité et ta lumière : qu’elles me guident et me conduisent à ta sainte montagne, jusqu’à tes demeures. Le…

Troisième œuvre spirituelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La troisième œuvre de miséricorde spirituelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucques, sur la troisième œuvre de miséricorde spirituelle, pour la vivre concrètement dans la vie de tous les jours. « Les œuvres du cœur » est un livret rédigé par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il…

Œuvre spirituelle

Consoler les affligés

Le sens fondamental de Consoler les affligés réside dans une présence empathique, sincère et authentique à la douleur de ceux qui souffrent. La consolation ne peut supprimer la peine, mais s’accomplit pleinement dans l’écoute et la compréhension de ceux qui affrontent une maladie, un deuil, le découragement ou la solitude. Consoler est un acte de proximité qui invite à ne pas détourner le regard, en reconnaissant et en affrontant l’angoisse du prochain.

Celui qui a reçu miséricorde n’est pas défini par sa blessure : à travers la rencontre miséricordieuse, il peut redécouvrir des ressources intérieures, de nouvelles relations miséricordieuses et la certitude de ne pas être seul sur le chemin de la vie.

Le terme hébreu pour consoler et consolation vient de la racine ‘nhm’, qui signifie d’abord respirer profondément, gémir et, au sens causatif, « faire respirer », permettre de reprendre souffle dans une situation de douleur ou de peur (Gn 50,21). Consoler, c’est aider une personne opprimée, écrasée au point de ne plus pouvoir reprendre souffle, à respirer de nouveau.

Exemples de l’Évangile : Jésus au tombeau de Lazare (Jn 11,1-45)

Lazare meurt dans son village de Béthanie. Lorsque Jésus, qui lui portait une profonde affection, arrive près de son tombeau, il rencontre ses sœurs Marthe et Marie, accablées par la disparition de leur frère.

Les deux femmes cherchent du réconfort auprès de Jésus et expriment leur profond regret : si le Fils de Dieu avait été présent, Lazare aurait été sauvé. Jésus ne les réprimande pas, ne se justifie pas et ne propose pas d’explications abstraites : il partage leur deuil et se joint à elles en pleurant.

Avant d’accomplir le célèbre miracle de la résurrection de Lazare, Jésus choisit de partager les souffrances des deux sœurs, manifestant une douleur humaine, un lien véritable et une proximité capable de faire naître l’espérance même devant la pire des tragédies.

« Témoins de miséricorde » - Espérer

Être témoins de miséricorde – ESPÉRER

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, Gouverneur de la Misericordia de Rosolini, grand ami de spazio + spadoni et collaborateur de plusieurs projets et du blog. Du Psaume 37 (36) 3 Mets ta confiance dans le Seigneur et fais le bien ; habite la terre et vis avec fidélité 4. Cherche…

Quatrième œuvre spirituelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La quatrième œuvre de miséricorde spirituelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucques, sur la quatrième œuvre de miséricorde spirituelle, pour la vivre concrètement au quotidien. « Les œuvres du cœur » est un livret rédigé par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était encore évêque auxiliaire de…

Œuvre spirituelle

Pardonner les offenses

Pardonner les offenses est l’une des formes les plus hautes de liberté. Il ne s’agit pas de justifier le mal, mais de rompre la chaîne de la haine et de la vengeance. C’est un acte radical et exigeant, qui invite à faire un choix conscient : une libération qui déracine la rancœur et sème les graines d’une reconstruction fondée sur les valeurs de paix et d’harmonie.

Le verbe hébreu ’slh’, le terme le plus courant pour désigner le pardon, signifie effacer le souvenir du mal subi. Ailleurs dans la Bible apparaît ‘nasa’, qui désigne le fait de soulever pour retirer, mais aussi d’enlever, d’éliminer. Le pardon est donc anéantissement du mal commis, délivrance d’un poids qui nous oppresse, libération complète de la négativité de notre vie.

Exemples de l’Évangile : Jésus pardonne à ses bourreaux sur la Croix (Lc 23,33-47)

L’image la plus puissante que nous ait transmise la vie de Jésus : il est sur la croix, tourné en dérision, insulté, humilié dans son corps et dans son esprit. Pourtant, le Fils de Dieu ne cède pas à la violence brutale, ne laisse pas place à la colère et ne maudit pas ses bourreaux : il reconnaît leur aveuglement spirituel et implore leur pardon : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Sur la croix, Jésus ne fait pas que pardonner, il excuse, « parvenant même, face à l’enfer, à trouver le motif technique de l’acquittement : les accusés – tous les hommes – doivent être acquittés pour incapacité de discernement et de volonté » (A. D’Ascanio).

Jésus choisit la voie du pardon alors même que ses bourreaux ne montrent aucun signe de repentir ; il permet à la force de l’amour de l’emporter sur la haine. Ce geste transforme ceux qui l’entourent : l’un des deux larrons crucifiés à ses côtés le reconnaît comme Sauveur, et Jésus lui promet de l’emmener avec lui dans le Royaume des Cieux ; même un centurion reconnaît sa grandeur et éprouve de la contrition.

Ainsi, par cet acte de miséricorde infinie, la férocité la plus bestiale se transforme en la forme d’amour la plus accomplie et la plus sublime.

« Témoins de miséricorde » - Aimer

Être témoins de miséricorde – AIMER

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, gouverneur de la Misericordia de Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de divers projets et du blog. Du Psaume 118 (117) Rendez grâce au Seigneur, car il est bon ; éternelle est sa miséricorde. Qu’Israël dise qu’il est bon : éternelle est sa…

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Pardonner les offenses: l’Œuvre de miséricorde à enseigner aux enfants

Dans un monde de plus en plus dominé par l’orgueil, les familles ont pour mission d’apprendre aux enfants à pardonner et à demander pardon. (par le père Bruno Ferrero) Aujourd’hui, il existe une difficulté évidente et répandue à demander pardon. Le concept de pardon est largement méconnu. L’une des raisons pour lesquelles de nombreux adultes…

Œuvre spirituelle

Supporter patiemment les personnes importunes

Supporter patiemment les personnes importunes signifie choisir la compréhension plutôt que l’intolérance et la relation plutôt que l’exclusion. Cela signifie exercer constamment la maîtrise de soi et la réflexion, refuser de céder aux impulsions. Ce n’est pas accepter passivement les abus et la tyrannie, mais reconnaître que l’agressivité d’autrui cache souvent une fragilité émotionnelle, une douleur jamais résolue. Refuser la réaction instinctive rapproche le croyant de la paix intérieure, en préférant la compréhension à la colère.

Cette œuvre apprend à reconnaître que chaque personne possède une valeur. Celui qui a reçu miséricorde répand patiemment la miséricorde autour de lui, se souvenant de la Parole du Seigneur : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6,36).

Exemples de l’Évangile : Jésus guérit Malchus, le serviteur du grand prêtre (Jn 18,1-11)

La nuit précédant sa Passion, Jésus se trouve à Gethsémani. Là, Judas Iscariote le livre aux grands prêtres et aux anciens du peuple : il l’embrasse, utilisant un geste d’affection pour accomplir sa trahison. Les gardes arrêtent Jésus, déclenchant la colère de Pierre, qui tire son épée et blesse à une oreille Malchus, le serviteur du grand prêtre. Jésus désapprouve le geste de Pierre, lui ordonne de rengainer son épée et de mettre fin à la violence, puis touche l’oreille de Malchus et le guérit.

Le Fils de Dieu agit en maîtrisant pleinement ses émotions, choisit la voie de la miséricorde et va au-devant de son destin : la démonstration la plus accomplie que la véritable force appartient aux âmes capables de gouverner leurs impulsions instinctives.

« Témoins de miséricorde » - Obéir

Être témoins de miséricorde: OBÉIR

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, Gouverneur de la Misericordia de Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de plusieurs projets et du blog. Extrait du Psaume 86 (85) : Montre-moi, Seigneur, ton chemin, pour que je marche dans ta vérité ; donne-moi un cœur simple qui craigne ton nom.…

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« Les œuvres du cœur » – La sixième œuvre de miséricorde spirituelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucques, sur la sixième œuvre de miséricorde spirituelle, pour la vivre concrètement au quotidien. « Les œuvres du cœur » est un opuscule rédigé par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était encore évêque auxiliaire de…

Œuvre spirituelle

Prier Dieu pour les vivants et pour les morts

Prier pour les vivants et pour les morts signifie reconnaître que personne n’est seul et que chaque vie est gardée au sein d’une communion plus vaste. La prière devient un pont qui unit les générations, les peuples et les histoires, au-delà du temps et de l’espace.

Prier pour les vivants signifie protéger et soutenir le prochain, en prenant en charge ses joies et ses peines. Prier pour les défunts signifie préserver leur mémoire et l’affection qu’on leur porte au-delà des limites de la vie terrestre.

Exemples de l’Évangile : l’intercession de Jésus pendant la Cène (Jn 17,1-26)

Pendant la Cène, dans un moment de profond recueillement, Jésus lève les yeux au ciel et prie le Père. Sa première pensée va à ses disciples, les personnes les plus proches de lui physiquement et spirituellement. Il intercède pour qu’ils puissent continuer à suivre le droit chemin, en trouvant dans la vérité le réconfort face à la douleur qui s’annonce. La prière prend ensuite une dimension plus vaste : le Maître pense à tous ceux qui, au fil des siècles, choisiront de croire en sa parole. Son souhait final est que l’humanité entière puisse, un jour, se réunir dans la gloire éternelle du Père.

Dans cet épisode de lien intense, la prière devient la forme la plus haute et la plus authentique de sollicitude envers le prochain, dans un acte de miséricorde qui embrasse tous : les vivants, les morts et ceux qui viendront.

« Témoins de miséricorde » - Prier

Être témoins de miséricorde – PRIER

Un chapitre à la fois du livre de Nino Savarino, gouverneur de la Misericordia de Rosolini, ami de spazio + spadoni et collaborateur de plusieurs projets et du blog. Du Psaume 143 (142) Seigneur, écoute ma prière, prête l’oreille à mes supplications ; dans ta fidélité et ta justice, réponds-moi. C’est toujours le temps de…

Septième œuvre spirituelle – Et aujourd’hui ? Que pouvons-nous faire ?

« Les œuvres du cœur » – La septième œuvre de miséricorde spirituelle

Une brève méditation de Mgr Paolo Giulietti, archevêque de Lucques, sur la septième œuvre de miséricorde spirituelle, pour la vivre concrètement au quotidien. « Le opere del cuore » est un opuscule rédigé par Mgr Paolo Giulietti à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la miséricorde proclamé en 2015, alors qu’il était encore évêque auxiliaire de…

Luigi Spadoni

Contenus conçus et réalisés par Luigi Spadoni, fondateur de spazio + spadoni.

Chronologie des œuvres de miséricorde

  • IER SIÈCLE – ÉVANGILE
    Dans Matthieu 25,31-46, Jésus lui-même, dans le discours dit du « Jugement dernier », indique ce qui est unanimement considéré comme les références originelles aux Œuvres de Miséricorde.
  • IIE SIÈCLE – HERMAS
    Propose 20 bonnes œuvres et bonnes attitudes, non seulement comme actions, mais aussi comme dispositions intérieures et manières de vivre les relations.
  • 150-200 – SAINT IRÉNÉE DE LYON
    Commente Mt 25 en affirmant que donner aux personnes démunies revient à donner à Dieu.
  • 200-250 – ORIGÈNE
    Propose une interprétation allégorique de Matthieu 25, soulignant l’importance de nourrir le corps comme l’âme.
  • 250-300 – LACTANCE
    Présente une liste proche de celle qui deviendra traditionnelle pour les « œuvres de miséricorde ». Invite à développer l’idée et la pratique des Œuvres de Miséricorde inductives.
  • IIIE SIÈCLE – CYPRIEN DE CARTHAGE
    Dans son traité, souligne que la prière doit s’accompagner de bonnes œuvres.
  • 347-407 – SAINT JEAN CHRYSOSTOME
    Introduit le concept du « Sacrement du frère ».
  • 354-430 – SAINT AUGUSTIN D’HIPPONE
    Établit les deux formes d’œuvres de miséricorde, corporelles et spirituelles, avec le concept de « donner et pardonner », et les regroupe en trois catégories : la réconciliation, l’invitation à être attentif aux besoins spirituels du prochain et la prière.
  • 470-542 – CÉSAIRE D’ARLES
    Réfléchit à la charité, soulignant l’importance de donner malgré les limites personnelles.
  • 604 – PAPE GRÉGOIRE LE GRAND
    Atteste l’interprétation spirituelle et matérielle des œuvres de miséricorde, en référence à Job 29,12-13.
  • 1050-1107 – THÉOPHYLACTE D’OHRID
    Commentant Mt 25, souligne la double nature humaine (âme et corps) et la nécessité de la charité sous ces deux formes.
  • 1179 – COMESTOR
    Ajoute la septième œuvre corporelle de miséricorde, « ensevelir les morts », tirée de Tobie 1,17.
  • 1244 – SAINT PIERRE MARTYR
    Dans le contexte de l’essor des confréries et des associations mariales, frère Pierre de Vérone fonde à Florence la première Misericordia, appelée à « honorer Dieu par des œuvres de miséricorde envers le prochain »
  • 1274 – THOMAS D’AQUIN
    Confirme la liste des œuvres de miséricorde, comprenant les sept corporelles (la septième provenant de Tobie) et les sept spirituelles.
  • 1549-1563 – CONCILE DE TRENTE
    Souligne que les œuvres de miséricorde sont une expression naturelle et nécessaire de la foi en Dieu et de l’amour du prochain.
  • 1908 – PAPE PIE X
    Dans le Catéchisme de la Doctrine catholique, résume les 14 œuvres de miséricorde discutées lors du Congrès catéchétique national de 1889.
  • 1992 – CATÉCHISME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
    Affirme que les œuvres de miséricorde sont des actions charitables qui aident le prochain dans ses besoins, corporels comme spirituels.
  • 1992 – PAPE JEAN-PAUL II
    A approuvé le Catéchisme de l’Église catholique, puis sa forme définitive en 1995 ; les 14 œuvres de miséricorde figurent dans la section des Formules de la Doctrine catholique.
  • 2005 – PAPE BENOÎT XVI
    Motu proprio pour l’approbation et la publication du Compendium de l’Église catholique.
  • 2015 – PAPE FRANÇOIS
    Le 13 mars, proclame le Jubilé extraordinaire de la miséricorde par la bulle pontificale Misericodiae Vultus.
  • 2023 – SPAZIO + SPADONI
    En septembre, promeut OPERAM à travers les Forums sur la riÉvolution des œuvres de miséricorde en Italie – Noto/Sicile et en Afrique – Bénin/Cotonou, Burkina Faso/Bobo-Dioulasso.

Questions fréquentes sur les Œuvres de Miséricorde

Quelles sont les origines historiques et bibliques des Œuvres de Miséricorde ?

Les racines historiques et théologiques des Œuvres de Miséricorde remontent :

À l’Ancien Testament : les textes de l’Ancienne Alliance enseignent le soin des plus pauvres, des étrangers et des orphelins, thèmes centraux dans les enseignements des prophètes.
Au Nouveau Testament : le message de Jésus trouve son fondement au chapitre 25 de l’Évangile selon Matthieu, où le Maître désigne l’attention portée aux affamés, aux assoiffés, aux malades, aux étrangers, aux personnes nues et aux prisonniers comme la mesure de l’amour authentique.

Ces enseignements ont été codifiés par l’Église catholique au fil des siècles. Au Moyen Âge, en s’inspirant du livre de Tobie, l’acte d’ensevelir les morts a été ajouté. Par la suite, les besoins matériels ont été complétés par les besoins spirituels, définissant les quatorze œuvres de miséricorde telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Pourquoi les Œuvres de Miséricorde sont-elles au nombre de 14 ?

La numérologie du quatorze découle de la symétrie parfaite entre les sept Œuvres Corporelles et les sept Œuvres Spirituelles. Le nombre 7, dans la vision chrétienne, possède une forte signification symbolique, représentant la totalité et la perfection.

Les sept œuvres de soin corporel et les sept actes de réconfort spirituel incarnent la prise de responsabilité dans le soin de la personne dans tous ses besoins, répondant globalement à chaque nécessité humaine, dans ses dimensions physique et intérieure.

Quelle est la différence entre les Œuvres de Miséricorde Corporelles et Spirituelles ?

La différence entre les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles réside dans les différents domaines de souffrance auxquels chaque groupe répond, bien que les deux catégories restent profondément liées.

Les Œuvres Corporelles concernent les besoins physiques et matériels de l’être humain, soulageant les douleurs et les fragilités du corps.
Les Œuvres Spirituelles prennent soin des blessures de l’âme par des actes tels que l’enseignement, le conseil, le pardon et la prière.

Dans leur ensemble, les quatorze œuvres montrent que le soin authentique du prochain ne l’est véritablement que dans la mesure où il peut offrir un soutien à l’être humain dans sa plénitude.

Quelle valeur les Œuvres de Miséricorde ont-elles aujourd’hui ?

La société actuelle se caractérise par l’individualisme, l’instabilité relationnelle et l’incapacité à dialoguer. Dans un tel monde, les Œuvres de Miséricorde revêtent une pertinence et un rôle de guide profondément actuels. Elles montrent que les comportements humains doivent retrouver l’empathie et l’intérêt pour le prochain, comme boussoles morales face à l’indifférence et à l’égoïsme.

Les Œuvres de Miséricorde nous permettent d’affronter les maux et les vulnérabilités de l’être humain moderne par le soin d’autrui et le renouveau d’un lien authentique. Elles représentent un chemin de salut face à la marginalisation sociale, à l’isolement numérique et à toutes les formes modernes de précarité sociale, matérielle et affective. Elles nous rappellent, en définitive, que la force d’une communauté se mesure à sa capacité de protéger et de valoriser ses membres les plus faibles.

Comment pratiquer les Œuvres de Miséricorde dans la vie quotidienne ?

Le grand enseignement des quatorze Œuvres réside dans l’invitation à exercer la miséricorde au quotidien, non comme des actes héroïques isolés et sporadiques, mais comme une attitude constante d’attention au bien du prochain.

Aujourd’hui, comme Jésus l’a montré par l’exemple et pas seulement par les mots, les Œuvres de Miséricorde doivent se traduire par des gestes simples, capables de valoriser la vie d’autrui : aider les personnes en difficulté, se soucier de leurs besoins, prendre soin du prochain sans attendre sa demande, écouter les personnes marginalisées et traiter chaque individu avec une profonde dignité.

Chaque interaction quotidienne devient ainsi une occasion de pratiquer le bien, compris comme la forme la plus haute de lien communautaire et la voie authentique pour se rapprocher de Dieu.

Catéchisme : comment expliquer les Œuvres de Miséricorde aux enfants et aux jeunes ?

Enseigner efficacement les Œuvres de Miséricorde aux plus jeunes signifie traduire les concepts théologiques en images concrètes, en utilisant des récits, des paraboles et des exemples tirés de la vie quotidienne.

Les enfants et les jeunes n’apprécient pas les listes de règles abstraites, mais comprennent profondément les récits dans lesquels ils peuvent se reconnaître, y trouvant des modèles positifs à suivre. En ce sens, les innombrables épisodes de miséricorde qui caractérisent la vie de Jésus montrent avec une clarté immédiate ce que signifie prendre soin d’autrui, à l’abri des jugements, des préjugés et des distances sociales.

Les jeunes doivent être guidés pour comprendre que la miséricorde n’est pas une prérogative des adultes, mais une attitude qui peut et doit orienter les actions de chacun, à la fois comme respect envers Dieu et comme effort constant de celui qui souhaite contribuer à rendre le monde meilleur.

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