Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari

La Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari est une association de bénévoles qui fait partie du Mouvement des Confréries de la Miséricorde, fondé à Florence en 1244 par Pietro da Verona, qui devint par la suite saint Pierre martyr. Aujourd’hui, les Confréries de la Miséricorde sont présentes en Italie et à l’étranger avec plus de 700 confréries.

Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari

Histoire

Le mouvement caritatif organisé vit le jour à Anghiari en 1348, avec la fondation de la « Compagnie de Sainte-Marie de la Miséricorde », également connue sous le nom de « Compagnie des Noirs », aux côtés de la « Fraternité de Sainte-Marie du Borghetto » ou « Fraternité d’Anghiari ». La “Compagnie du Saint-Esprit” naquit en 1564 et devint ensuite la “Confrérie de la Miséricorde”. Les Chapitres statutaires de la Confrérie, approuvés en 1817, constituent le premier recueil organique de règles régissant son action qui soit parvenu jusqu’à nous. En 1855 fut approuvé le « Règlement des œuvres de bienfaisance », une étape importante pour l’Institution et le prélude à un engagement qui deviendrait l’un des piliers de sa future activité d’assistance. Y sont ainsi consignés les services accomplis jusque-là par les Confrères dans un pur esprit d’assistance, notamment le transport des malades à l’hôpital ; le Règlement prévoit également l’assistance aux malades et des collectes hebdomadaires en faveur des pauvres. 

Le 24 août 1856, la Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari fut affiliée à la vénérable « Archiconfrérie de la Miséricorde de Florence ». Par décret royal du 5 mai 1863, date fondamentale dans l’histoire de l’Institution, la Compagnie fut reconnue comme « Personne morale », sous le titre de “Confrérie de la Miséricorde” ; les nouveaux Statuts de 1863, en préparation depuis juillet 1859, témoignent de la volonté tenace de la Confrérie de participer à la vie de la communauté urbaine et d’en investir tous les aspects, grâce à un engagement constant que les affiliés sont appelés à maintenir. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari s’affirma comme une institution en plein essor. Les suppressions des époques léopoldine et napoléonienne n’étaient plus que de lointains souvenirs, vestiges d’une époque perçue à des années-lumière des progrès accomplis par la Compagnie au cours des dernières décennies. 

En 1869, la Confrérie de la Miséricorde décréta l’ouverture prochaine d’un nouvel hôpital, qui accueillit effectivement ses premiers patients l’année suivante sous le nom de « Hôpital de la Miséricorde », en souvenir du rôle fondamental joué par la Confrérie dans sa fondation ; durant les cinq premières années, l’administration de l’hôpital resta commune à celle de l’institution elle-même. La loi Crispi n° 6972 du 17 juillet 1890 et son règlement d’application, promulgué par le décret royal n° 99 du 5 février 1891, décrétèrent la transformation de la bienfaisance privée en bienfaisance publique, portant une nouvelle atteinte à l’autonomie et à l’indépendance de la Confrérie, qui fut contrainte de procéder à une autre importante modification de ses statuts. Le nouveau projet de statuts, approuvé par le Magistrat le 24 avril 1899 et par l’Assemblée des Confrères le 7 mai suivant, fut soumis à l’autorité de l’État pour l’approbation nécessaire. Commença alors un long et difficile processus entre la Confrérie et le Conseil d’État qui, par l’intermédiaire de la préfecture d’Arezzo, proposa de nouvelles modifications au projet initial. Après plus de trois années d’une lutte acharnée pour défendre son histoire et les principes qui fondent l’existence de l’Institution, l’Assemblée générale des Confrères accepta certains amendements au nouveau projet de statuts, officiellement sanctionné et approuvé par le décret royal du 21 octobre 1903. Bien que contrainte de composer avec l’autorité supérieure, la Confrérie parvint ainsi à préserver son indépendance.

En 1899, à Pistoia, 40 confréries créèrent la “Fédération des Confréries de la Miséricorde”, qui devint en 1947 la “Confédération nationale des Confréries de la Miséricorde d’Italie”, à laquelle est affiliée la Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari. Dès le début de 1971, la Compagnie ressentit la nécessité de réviser les Statuts en vigueur depuis 1903, devenus inadaptés aux nouveaux besoins sociaux, qui exigeaient une mise à jour des objectifs statutaires des Confréries de la Miséricorde fondée sur des formes d’intervention nouvelles et plus modernes. 

En 1972 commença l’élaboration de nouveaux Statuts sur la base de ceux proposés par la Confédération nationale, soigneusement étudiés afin de les adapter aux besoins locaux. Le projet fut approuvé par l’Assemblée générale des Confrères, réunie le 11 juin 1972, puis envoyé à la Région Toscane afin d’obtenir l’approbation nécessaire, qui n’arriverait que plusieurs années plus tard. 

Le champ des activités menées par l’Institution dépassait désormais le seul cadre local. Prête à intervenir en cas de catastrophe naturelle, la Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari apporta une aide précieuse aux populations du Frioul frappées par le séisme du 6 mai 1976, donnant l’exemple d’une institution active et participative, pleinement intégrée et engagée dans les événements nationaux. 

Les nouvelles dispositions législatives risquaient toutefois d’anéantir des années d’efforts et de rouvrir le gouffre auquel la Confrérie avait échappé en 1903. 

L’article 25 du décret du président de la République n° 616 du 24 juillet 1977 attribua aux communes toutes les fonctions administratives relatives à l’organisation et à la prestation des services d’assistance et de bienfaisance ; en conséquence, le cinquième alinéa de cet article établit le transfert aux communes des fonctions, du personnel et des biens des institutions concernées actives à l’échelle régionale. Alfredo Merlini, alors président de la Confédération nationale, réussit toutefois à obtenir du Parlement l’approbation de l’article 45 de la loi n° 833 du 23 décembre 1978 sur le Service national de santé, en vertu duquel les Confréries de la Miséricorde ayant la nature juridique d’IPAB furent exemptées de la suppression prévue par le tristement célèbre article 25. 

Ce n’est donc que grâce à l’action infatigable de la Confédération nationale des Confréries de la Miséricorde d’Italie que les institutions similaires actives dans la péninsule purent échapper à l’oubli auquel la loi les aurait condamnées. 

En octobre 1985, la Confrérie a finalement été déclarée en possession des exigences établies par la nouvelle loi et incluse parmi les institutions associatives dont les activités sont basées sur les services volontaires et personnels des membres.  

Aujourd’hui, la Confrérie de la Miséricorde d’Anghiari entend faire sien le message que le Souverain Pontife Jean-Paul II adressa aux Confréries de la Miséricorde lors de l’audience du 14 juin 1986 ; cette rencontre marqua un nouveau tournant historique pour les Confréries de la Miséricorde italiennes à l’aube du troisième millénaire, un parcours qui les voit comme des « promotrices de la civilisation de l’amour et d’infatigables témoins de la culture de la charité ». 

Activités

  • AIDE AU PROCHAIN 
  • ASSISTANCE AUX PERSONNES HANDICAPÉES ET ÂGÉES 
  • TRANSPORT DES BLESSÉS ET MALADES PAR AMBULANCE 
  • INTERVENTIONS EN CAS DE CATASTROPHES (PROTECTION CIVILE) 
  • DONATION 
  • TRANSPORTS SOCIAUX 
  • TRANSPORT MÉDICO-SOCIAL 
  • COURS DE FORMATION À LA CITOYENNETÉ 

Contacts 

Corso Giacomo Matteotti, 129 – 52031 Anghiari (AR) 

Tél. +390575789577 

http://www.misericordiadianghiari.org/ 

https://www.facebook.com/Confraternita-di-Misericordia-di-Anghiari-303840523122761/

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