Perchée dans la pittoresque localité de Tesöl (un nom rappelant les filets tendus pour la chasse) à Limone sul Garda (BS), la maison natale de saint Daniel Comboni n’est pas seulement un musée, mais le cœur battant d’une mission qui continue de parler au monde. Ici, entre les murs intégrés dans une citronnerie historique du XVIIIe siècle, il est possible de retracer les premiers pas de l’« Évêque de l’Afrique Centrale », dont les parents, Luigi et Domenica Pace, étaient les gardiens de ces terres.
De l’Église de San Benedetto à la maison natale
La visite sur les traces de saint Comboni doit cependant idéalement commencer à l’Église de San Benedetto, au centre de Limone sul Garda, où les parents de Daniel se sont mariés en 1826 et où le futur saint a reçu le baptême, unique survivant de huit frères et sœurs.
En arrivant à sa maison, on entre dans le vif de son enfance : les intérieurs, comme la cuisine et la chambre natale, conservent la saveur d’une simplicité évangélique qui a forgé son esprit d’abnégation.
La chapelle, le musée et la vocation missionnaire
À côté se trouve l’humble chapelle aménagée dans l’ancienne réserve de bois, avec un tabernacle en forme de hutte africaine et un grand crucifix en bois d’olivier.
Dans un espace supplémentaire aménagé dans la maison, appelé « Musée des Curiosités », on peut admirer de nombreux objets recueillis par Comboni et les missionnaires comboniens lors de leurs missions en Afrique.
Né en 1831, Daniel a mûri sa vocation très jeune, jurant en 1849 de consacrer toute sa vie aux missions africaines. Son « Plan pour la régénération de l’Afrique », né d’une inspiration devant le tombeau de saint Pierre, reposait sur la formule révolutionnaire : « Sauver l’Afrique par l’Afrique », faisant des populations locales les protagonistes de leur propre évangélisation et promotion humaine.
Le Plan pour la régénération de l’Afrique et son héritage
Malgré des fatiques épuisantes, des fièvres palustres et la perte de nombreux compagnons, Comboni n’a jamais renoncé sous la devise « la Nigritie ou la mort ». Il a fondé à Vérone les instituts des Missionnaires Comboniens (MCCJ) et des Pieuses Mères de la Nigritie (SMC), qui poursuivent aujourd’hui son charisme dans des dizaines de nations. Nommé premier Évêque de Khartoum, il y est mort le 10 octobre 1881, épuisé par le travail et les maladies, en répétant : « Je meurs, mais l’œuvre ne mourra pas ».
Aujourd’hui, la maison de Limone, gardée par les missionnaires depuis 1968, reste une « maison ouverte sur le monde » et une oasis de réflexion où sont organisés des services d’hospitalité pour les pèlerins.
Toutes les photographies ont été prises par l’auteure le 21 juillet 2026 sous licence CC BY-SA.

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