Le nouvel archevêque de Lahore choisit la voie de la proximité : rendre visite à une famille éprouvée devient un signe concret de l’œuvre de miséricorde spirituelle qui consiste à consoler les affligés
Une visite qui devient un signe pastoral
Au Pakistan, la miséricorde n’est pas un mot abstrait, mais un geste simple : entrer dans une maison meurtrie et partager sa douleur. C’est ce qu’a fait le nouvel archevêque de Lahore, Mgr Khalid Rehmat, qui, dans les premiers jours de son ministère, a choisi de rendre visite à une famille catholique éprouvée par la souffrance.
Comme le rapporte Fides, l’Archevêque a décidé de rendre visite aux parents d’Iftkhar Masihi, un jeune catholique retrouvé pendu le 26 mars alors qu’il était en garde à vue, dans le quartier de Kahna à Lahore.
Non pas une cérémonie officielle, mais une rencontre au sein du foyer, faite d’écoute, de prière et de proximité. Un signe clair : le pasteur marche avant tout aux côtés de ceux qui souffrent.
La souffrance cachée des chrétiens pakistanais
La communauté chrétienne pakistanaise connaît souvent des situations de fragilité sociale, de discrimination et de précarité économique.
Dans ce contexte, la visite de l’archevêque revêt une profonde signification. La famille rencontrée représente bien d’autres réalités marquées par la maladie, la pauvreté ou l’isolement.
La présence de l’évêque devient alors une réponse évangélique à la solitude : l’Église n’observe pas de loin, mais entre dans les blessures de l’histoire en partageant les larmes et l’espérance.
Consoler les affligés : une œuvre de miséricorde concrète
Parmi les œuvres de miséricorde spirituelles, consoler les affligés est peut-être l’une des plus silencieuses et, en même temps, l’une des plus nécessaires. Consoler ne signifie pas apporter des solutions immédiates, mais rester auprès de l’autre, reconnaître la dignité de la souffrance et rappeler que personne n’est oublié de Dieu.
En priant avec la famille et en offrant des paroles d’encouragement, l’archevêque a rendu visible le visage compatissant de l’Évangile : une Église qui écoute avant de parler et qui guérit par la proximité.
L’Église qui reste proche et n’abandonne pas
Ce geste exprime quelque chose d’essentiel pour toute l’Église universelle. Dans un monde traversé par les guerres, les migrations et les crises sociales, la mission chrétienne passe toujours davantage par des relations concrètes.
Consoler les affligés signifie construire l’espérance là où elle semble s’éteindre. La visite pastorale à Lahore rappelle que la miséricorde ne naît pas dans les grands événements, mais dans les maisons et les familles éprouvées, dans les lieux où quelqu’un attend simplement de ne pas être laissé seul. C’est là que l’Évangile continue à devenir vie.
Source : Agenzia Fides (31 mars 2026)
Image de Basil Minhaj sur Unsplash

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